Talk in French on King Arthur and the Knights of the Round Table

King Arthur
<h5>Conférence en français de Georges Bertin : “Le Roi Arthur, la figure et ses réceptions dans les arts et la littérature.”</h5>
Le ROI ARTHUR.

Arthur, roi de Grande Bretagne au 6e siècle, hante l’imaginaire des hommes et des femmes qui entretiennent le souvenir de ses aventures. Sa légende s’inscrit d’abord dans un contexte panceltique, quand, à partir du 1er millénaire les celtes ont progressivement occupé toute l’Europe et arrivent en Grande Bretagne. A cette époque nous disent les contes, un chef de guerre nommé Arthur bat les Saxons au Mont Badon (500). L’imagination populaire en a fait un grand roi, et les textes les plus anciens le mentionnent comme un chef de guerre, quelques vestiges archéologiques mentionnent son nom, le lieu de son palais (Camelot) et de sa sépulture (Glastonbury). Mais avec Arthur, c’est d’abord la légende qui contribue à créer un héros pan européen, un mythe universel.

Qu’en est-il donc du roi Arthur ? Il y a le légendaire roi Arthur, né de l’union illégitime d’Uter Pendragon et de l’épouse du duc de Cornouailles, surprise grâce à un stratagème de Merlin, lequel élèvera le futur roi en retrait et dans l’anonymat. Encore écuyer, une nuit de Noël, il parvient à arracher l’épée royale de l’enclume (ou du perron) et reconnu comme roi, ralliera à lui les tribus de Grande Bretagne. Après avoir fondé la Table Ronde, le plus ancien ordre chevaleresque du monde voué à la quête du Saint Graal, vaincu nombre d’ennemis dans douze batailles dont, opposé aux Saxons (la plus célèbre étant celle du Mont Badon), il sort victorieux, il finira, tué par Mordred le fils incestueux qu’il avait eu de sa sœur Morgane. Transporté par les fées en l’Ile d’Avalon, il doit en revenir pour apporter la paix à ce monde troublé. « Encore y est, bretons l’attendent », écrivait Rober Wace, le vieux trouvère anglo-normand. Mais comment comprendre son immense popularité ? On la doit d’abord aux traditions galloises (les Goddodins) véhiculées par les Bardds puis les vies de saints gallois et irlandais et les historiens latins tels Nennius et Geoffroy de Monmouth. Les souverains anglo-normands surtout Henri II Plantagenêt et Aliénor d’Aquitaine vont favoriser la diffusion de la légende arthurienne en Occident. En Angleterre, alors que les Tudor ressuscitent les traditions des chevaliers de la Table Ronde c’est au 15e siècle, à une époque tourmentée de l’histoire anglaise (la Guerre des Deux Roses) que sir Thomas Malory écrit une Morte d’Arthur véritable matrice où puiseront les romantiques comme Alfred Tennyson. Le Théâtre, le roman de fantasy, le cinéma, la bande dessinée, la TV, les jeux vidéos, ne cessent à notre époque de rendre toujours plus actuel le mythe arthurien les exploits des chevaliers de la Table Ronde la quête du saint Graal.

Rex Arturus rex futurus, chantait le trouvère normand du roman de Rou. Les travaux actuels des Chevaliers et Dames de la Table Ronde permettent d’en percevoir désormais et la genèse et les avatars et ceci n’est pas également sans informer notre avenir, mais c’est une autre histoire.
Georges Bertin, International First Knight of The Order of the Round Table.